COVID-19 Vers une campagne de dépistage sérologique à la sortie du confinement

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COVID-19 Vers une campagne de dépistage sérologique à la sortie du confinement

Message par Pboulanger »

Bonjour à tous

Lu sur le JIM (Journal International de Médecine) https://www.jim.fr/medecin/actualites/p ... _pro.phtml

Publié le 25/03/2020
Vers une campagne de dépistage sérologique à la sortie du confinement
Paris, le mercredi 25 mars 2020 –
Aurélie Haroche


« Tester, tester, tester ». Le mot d’ordre de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) est clair. Pour mieux connaître l’évolution de l’épidémie et affuter nos armes contre elle, le dépistage à large échelle est essentiel, y compris dans la population peu ou pas symptomatique.

Déterminer la part de personnes ayant été en contact avec le virus grâce à la sérologie pourrait notamment être riche d’enseignements pour ajuster les mesures de confinement ; l’atteinte d’un pourcentage élevé de personnes ayant développé des anticorps contre le virus peut en effet permettre d’envisager de restreindre les mesures de restriction des liens sociaux.
Cependant, on le sait, cet impératif évident se heurte à des difficultés techniques ; et notamment le manque de réactifs (pour réaliser la recherche du génome viral par PCR) et de kits de prélèvements auquel de nombreux pays (mais pas tous), dont la France, sont aujourd’hui confrontés.


Une quête partout dans le monde


L’utilisation d’un test sérologique (de type ELISA par exemple) bien moins coûteux et plus facile à réaliser en routine que la PCR apparaît dès lors comme un objectif crucial. Dès l’émergence du coronavirus, des équipes du monde entier se sont attelés à la mise au point d’un test sérologique adapté. La Chine en a ainsi produit plusieurs. Des dispositifs ont également pu être développés à Singapour, tandis que des chercheurs américains, australiens et finlandais ont également atteint la phase finale de développement.


Task Force à l’Institut Pasteur


En France, l’Institut Pasteur a développé un premier prototype en cours d’évaluation qui pourrait être disponible prochainement.
C’est l’objet notamment du Projet SARS-CoV-2-LIPS, consacré à la « Caractérisation des anticorps chez les patients en convalescence et développement d’un test sérologique appliqué à une enquête épidémiologique chez des individus exposés au SARS-CoV-2 ».

Ces travaux font également écho au programme COVID19-Serosurvey qui œuvre au « développement d’outils sérologiques COVID-19 simples et enquête sérologique ciblée sur des individus à risque ».

Au sein de la Task Force constituée par l’Institut Pasteur dès le mois de janvier, plusieurs travaux concernent en effet spécifiquement la charge virale d’une part et l’expression des anticorps d’autre part chez les sujets malades, convalescents ou après la phase infectieuse.
Les questions cruciales des chercheurs concernent en effet les mécanismes immunologiques dirigés contre le SARS-CoV-2, afin notamment de déterminer quelle interprétation donner à l’identification d’anticorps chez un sujet, concernant en particulier son risque futur de développer l’infection.
Ainsi, le Projet SARS-CoV-2_EVOLSERO s’intéresse à « l’Évolution du SARS-CoV-2 chez l'humain pendant l'infection et de la réponse immunitaire par anticorps ».
On retiendra encore que d’autres travaux se consacrent au rôle du système immunitaire inné, tandis qu’une banque d’échantillons biologiques est en cours de constitution.


Une campagne massive préparée en France


Grâce au test développé par l’Institut Pasteur, la France souhaite lors de la sortie du confinement réaliser une campagne de dépistage à grande échelle dans la population.
Les contours de cette opération sont en cours de définition par les pouvoirs publics, mais le ministre de la Santé, Olivier Véran a déjà affirmé : « Lorsqu'il faudra sortir du confinement, nous nous préparons à dépister les cas grâce à la sérologie ».

L’objectif serait non seulement d’adapter les mesures de protection à prendre pour les personnes n’ayant pas été en contact avec le virus (séronégatifs) et d’autre part d’avoir une évaluation bien plus fiable de l’ampleur de l’épidémie et de sa mortalité réelle.

Silence en Chine

Pour l’heure, aucun pays n’a transmis d’informations reposant sur l’utilisation de tests sérologiques encore moins à grande échelle. Cette absence suscite d’ailleurs quelques interrogations, concernant en particulier la Chine. « Je me demande pourquoi la Chine n’a rien publié sur la proportion d’individus avec des anticorps à Wuhan et en dehors de cette région ? », s’interroge ainsi Marc Eloit, responsable à l’Institut Pasteur du développement du test sérologique français, cité par Le Figaro. Faut-il y voir un signal de défaut technique des tests élaborés ou de la difficile interprétation des résultats.

Affaire à suivre.
Amicalement,
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