Déployés ce lundi dans les écoles, les tests salivaires sont-ils efficaces ?

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Déployés ce lundi dans les écoles, les tests salivaires sont-ils efficaces ?

Message par Pboulanger »

Bonjour à tous,

Lu sur https://www.nouvelobs.com/coronavirus-d ... caces.html
Déployés ce lundi dans les écoles, les tests salivaires sont-ils efficaces ? 

Ces tests de dépistage Covid, qui arrivent dans certaines écoles de la zone A, sont plus faciles d’utilisation et moins douloureux. 

Par L'Obs
Publié le 22 février 2021 à 10h54
Mis à jour le 22 février 2021 à 11h55
 
   Fini l’écouvillon dans le nez ? Le dépistage salivaire du Covid-19, déjà en place dans certains hôpitaux depuis une dizaine de jours, arrive dans les écoles. À partir de ce lundi 22 février, entre 50 000 et 80 000 tests qui seront réalisés « dès cette semaine » dans les établissements scolaires de la zone A, pour atteindre 200 000 tests par semaine sur tout le territoire, a annoncé le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer.
 
La Haute Autorité de Santé (HAS) avait donné son feu vert début février à l’usage, dans les écoles, de ces tests, considérés comme efficaces à 85 %. Sont-ils vraiment efficaces ? Pour quels publics et dans quels volumes ? « L’Obs » fait le point.

Comment ça marche ?

Moins inconfortables, ces tests se font par un simple prélèvement de salive. L’écouvillon inséré dans le nez n’est donc plus nécessaire. Comme pour les tests PCR, le prélèvement est analysé dans un laboratoire. Il faut ensuite attendre un jour ou deux avant de connaître les résultats.
 
Certains spécialistes réclament depuis longtemps à la HAS la généralisation de ces tests. Epidémiologiste à l’Institut Gustave-Roussy, Catherine Hill plaidait en ce sens sur France-Inter, le 15 décembre. Moins intrusifs, ils permettent selon elle de tester davantage de personnes asymptomatiques, qui ne souhaiteraient pas subir l’examen redouté du PCR.
 
Le gouvernement a pour l’instant écarté l’idée de recourir aux autotests salivaires, dont les résultats sont quasi immédiats, mais jugés beaucoup trop aléatoires. « La sensibilité de ces tests est de l’ordre de 11 % à 40 % pour les meilleurs d’entre eux, vous avez donc plus de chance de connaître la vérité si vous jetez une pièce en l’air », a précisé Olivier Véran en rappelant qu’aucun pays européen n’y avait massivement recours.

Est-ce qu’ils sont fiables ?

Les tests sont « maintenant presque aussi fiables selon leur mode de prélèvement », estimait le médecin et journaliste Damien Mascret sur France 3, le 5 février.
 
L’efficacité de ces tests, plus faciles d’utilisation et moins douloureux, ne semble donc pas détériorée par rapport aux PCR « classiques ». « Il y a quelques mois, nous avons réalisé une étude visant à comparer le prélèvement dans le nez et le prélèvement salivaire, avec une PCR », indique sur LCI le Pr Jacques Izopet, chef du service de virologie au CHU de Toulouse. « Nous avions testé des personnes symptomatiques et asymptomatiques, et nous avions obtenu de bons résultats. »
 
Résultat : « les écouvillons des tests salivaires ont détecté 82,2 % des patients positifs », relève l’étude publiée dans le « Journal of Clinical Virology ». « Il y a une bonne concordance », commente le Pr Izopet. Selon les résultats de l’étude, la fiabilité des tests salivaires est donc légèrement inférieure aux tests nasopharyngés, mais supérieure à ce que proposent les tests antigéniques. « Les échantillons positifs par la salive et non par le prélèvement nasopharyngé, et inversement, n’ont rien d’étonnant. Si la charge virale est faible, nous ne pouvons pas avoir une détection dans 100 % des cas. »
 
Attention toutefois : pour maximiser leur efficacité, ces tests doivent être réalisés « dans les quatre premiers jours qui suivent la survenue des symptômes ». Et le prélèvement ne doit pas être fait dans les trente minutes après avoir mangé, fumé ou s’être lavé les dents, a précisé le Dr Cédric Carbonneil, de la HAS.

Feu vert de la HAS

Le principal test salivaire rapide, de l’entreprise EasyCov, est remboursable par la Sécurité sociale depuis début janvier. La HAS avait recommandé le 28 novembre son utilisation et son remboursement, mais uniquement « chez les personnes symptomatiques pour lesquelles le prélèvement nasopharyngé est impossible ou difficilement réalisable ».
 
Deux mois plus tôt, le 18 septembre, la HAS avait donné son feu vert à un autre type de tests salivaires, qui nécessitent une analyse en laboratoire par PCR.

 Après avoir été approuvés uniquement pour les personnes présentant des symptômes, la HAS a annoncé ce jeudi 11 février que les personnes asymptomatiques pouvaient elles aussi être testées.

Les écoles prioritaires pour l’instant

Jean Castex l’avait annoncé lors du point sanitaire hebdomadaire du 4 février, Olivier Véran l’a confirmé devant le Sénat le 10 février : les enfants, dans les écoles, restent le public prioritaire de ces nouveaux tests. L’objectif : identifier rapidement les cas positifs et isoler les enfants malades pour préserver les écoles. « Nous souhaitons qu’elles restent ouvertes le plus longtemps possible », a expliqué le ministre de la Santé.

 Les élèves de collèges et lycées, mais aussi les étudiants en université devraient aussi rapidement pouvoir en bénéficier. Selon Olivier Véran, les tests salivaires seront généralisés dès la mi-février avec « 200 000 à 300 000 tests par semaine ».
 
Il ne faut toutefois pas s’attendre à un dépistage massif et généralisé de tous les écoliers de France : la priorité est pour l’heure donnée aux élèves de maternelle et de primaire pour lesquels on considère qu’un écouvillon dans le nez est très désagréable ou peut être douloureux. Les élèves de la zone A (Bordeaux, Lyon, Grenoble, Limoges...), pour qui les vacances d’hiver s’achèvent, sont les premiers concernés, avant une extension au reste du territoire.
  
  



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