Insister sur la « lumière au bout du tunnel » : comment apaiser l’anxiété des enfants et ados confinés ?

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Insister sur la « lumière au bout du tunnel » : comment apaiser l’anxiété des enfants et ados confinés ?

Message par Pboulanger »

Bonjour à tous,

Lu sur https://www.nouvelobs.com/coronavirus-d ... fines.html
Insister sur la « lumière au bout du tunnel » : comment apaiser l’anxiété des enfants et ados confinés ? 

Le gouvernement a annoncé mercredi un forfait de dix séances remboursées chez le psychologue pour les enfants vivant mal la crise sanitaire. L’anxiété des plus jeunes peut aussi être anticipée et atténuée par les parents, préconise Christine Barois, psychiatre. Elle répond à nos questions. 

Par Maud Cazabet
Publié le 15 avril 2021 à 14h49
Mis à jour le 15 avril 2021 à 16h58
 

Refus de sortir, repli sur soi, endormissement difficile… Alors que les écoles sont fermées et que les familles se retrouvent souvent confinées ensemble, l’angoisse des enfants et adolescents face à la pandémie de Covid-19 peut se manifester de façon verbale, comportementale ou silencieuse. Pour répondre à cette détresse, Emmanuel Macron a annoncé mercredi 14 avril la mise en place d’un forfait de dix séances prépayées chez un psychologue pour les 3 à 17 ans.

Sollicitée par « l’Obs », la psychiatre Christine Barois donne des conseils pour mieux comprendre et apaiser l’anxiété des enfants.

Face à une crise sanitaire inédite et des mesures restrictives qui ne cessent d’évoluer, beaucoup d’enfants ressentent un mal-être. Comment le détecter chez ceux qui ne l’expriment pas ?

Christine Barois. L’angoisse des enfants peut se manifester lors des phases d’endormissement des plus petits ou lorsqu’il est l’heure de se lever pour travailler. L’anxiété se traduit alors par une anticipation négative. Certains enfants, qui pouvaient être très toniques avant, n’ont plus envie de sortir de leur périmètre de sécurité et restent au chaud dans leur chambre, refusent de sortir s’aérer, expriment une lassitude ou un manque d’appétit. Chez les adolescents, on remarque davantage un repli sur soi ou au contraire une volonté de transgression totale des règles. Ils sont souvent dans les extrêmes et la crise accentue le phénomène.
 
Comme pour les adultes, l’anxiété des enfants peut aussi se manifester par le fait qu’ils ont du mal à supporter l’incertitude et se posent beaucoup de questions, même si elles ne sont pas toujours verbalisées. On peut devancer leurs interrogations en les rassurant sur la situation, en expliquant que nous sommes tous dans le même bateau mais qu’en faisant chacun des efforts, on va s’en sortir. L’idée est d’être lisible, de ne pas cacher des choses.
 
Comment les parents peuvent-ils répondre à l’anxiété de leurs enfants alors qu’eux-mêmes sont parfois angoissés par la pandémie ?
 
Il est important de valider les émotions exprimées par les enfants, de leur dire que ce qu’ils ressentent est normal et de ne pas faire comme si de rien n’était. En revanche, les parents peuvent rappeler que des situations désagréables ont toujours existé dans l’histoire. En fonction de leur âge, on peut aborder les guerres mondiales et leur montrer que les sociétés s’en sont relevées. Les grands-parents peuvent aussi raconter à leurs petits-enfants des moments vécus pas toujours drôles et leur dire que même si cela existe, on s’en sort.
 
Les parents peuvent aussi rassurer en donnant une perspective de fin de crise. Même si l’on ne connaît pas avec précision le calendrier de déconfinement, les écoles vont rouvrir d’ici à quelques semaines et la vaccination progresse. Il faut mettre en avant une lumière au bout du tunnel, évoquer les sorties positives que l’on fera après, tout en prenant garde de ne pas annoncer des choses fausses ou que l’on ne maîtrise pas.
 
Quels exercices pratiques peuvent aider les enfants à déstresser et mieux appréhender cette période compliquée ?
 
Pour lutter contre le stress des plus jeunes, on peut leur apprendre certaines techniques de respiration. Il existe plusieurs applications qui aident à mieux respirer ou à méditer avec des dessins animés et des ambiances sonores apaisantes comme Petit BamBou ou  RespiRelax.
 
Ces temps d’enfermement en famille sont difficiles à vivre et ce n’est pas le moment de mettre en place une éducation très stricte. Parents et enfants peuvent pratiquer la respiration ensemble, faire de la cuisine, des puzzles ou des jeux de société, tout en conservant des moments à soi. Encourager la créativité des petits, qui fourmillent d’idées, est également un bon moyen de les occuper. Il faut aussi profiter des sorties autorisées pendant ce nouveau confinement pour s’aérer et retrouver des proches, dans le respect des gestes barrières et des restrictions, pour limiter et structurer le temps qu’ils passent sur les écrans. Confier des missions aux adolescents et leur déléguer des tâches du quotidien, comme la préparation des repas ou les courses, peut aussi permettre de les sortir de leur potentielle inaction.
 
Propos recueillis par Maud Cazabet


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