SMC lié au gène SCN4A : élargissement du spectre phénotypique

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SMC lié au gène SCN4A : élargissement du spectre phénotypique

Message par Pboulanger » 31 mai 2016 14:20

:hi:

Lu sur http://www.institut-myologie.org/2016/0 ... notypique/
SMC lié au gène SCN4A : élargissement du spectre phénotypique
29 avril 2016

Les mutations du gène SCN4A qui code le canal sodium Nav1.4 sont connues pour perturber les échanges ioniques au niveau de ces canaux tapissant la membrane musculaire. Cliniquement, ceci peut se traduire par un syndrome myotonique (myotonie congénitale ou paramyotonie) ou une paralysie périodique. Il a été exceptionnellement rapporté des cas où la symptomatologie évoquait plutôt un syndrome myasthénique congénital.

Deux articles publiés en janvier et mars 2016 permettent d’élargir l’éventail des présentations cliniques du syndrome myasthénique congénital (SMC) en rapport avec des mutations de ce gène. Le premier article rapporte l’observation très originale d’une patiente d’origine libanaise issue d’un mariage consanguin et ayant présenté les premiers symptômes d’un SMC depuis l’enfance. L’interrogatoire a retrouvé une faiblesse musculaire permanente mais fluctuant avec la fatigue associée à des « crises » plus sévères (2 à 3 fois par semaine), conduisant parfois à une paralysie complète s’accompagnant de difficultées respiratoires et de déglutition. L’ecletromyogramme n’a pas mis en évidence de décrément ni de décharges myotoniques. La présence d’une mutation homozygote récessive du gène SCN4A a été confirmée par des études génétiques fonctionnelles. Le patient présentait ainsi des signes cliniques de syndrome myasthénique congénital et de paralysie périodique. La réponse au traitement par les anti-cholinestérasiques oraux n’avait été que partielle.

Dans le deuxième article, un consortium international fait état de 11 patients présentant un tableau de myopathie congénitale, avec un début parfois très précoce (syndrome d’akinésie fœtale) pour certains d’entre eux. Des mutations homozygotes ou composites du gène SCN4A ont également été retrouvées chez eux.
Amicalement,
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