Covid-19 : le nouveau variant détecté au Royaume-Uni est bien "50% à 74%" plus contagieux, selon une étude
Posté : 25 déc. 2020 11:34
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Covid-19 : le nouveau variant détecté au Royaume-Uni est bien "50% à 74%" plus contagieux, selon une étude
Une étude confirme les craintes du gouvernement britannique sur la contagiosité de ce variant du virus.
franceinfo avec AFP
France Télévisions
Publié le 25/12/2020 08:33
Mis à jour le 25/12/2020 08:33
Le nouveau variant du covid-19 détecté au Royaume-Uni est bien "50% à 74%" plus contagieux. C'est ce qui ressort d'une étude mise en ligne jeudi 24 décembre. "Sur la base des données préliminaires disponibles", l'étude conclut que le variant du Sars-Cov-2 soupçonné d'être à l'origine de la forte augmentation du nombre de cas dans le Sud-Est de l'Angleterre ces dernières semaines "pourrait être 50% à 74% plus transmissible" (56% en moyenne sur les trois régions concernées) que les souches jusqu'ici en circulation, résume l'un des auteurs, Nick Davies, biologiste à la London School of Hygiene and Tropical Medicine (LSHTM).
Cette estimation, qui n'a pas encore été publiée dans une revue scientifique ni analysée par des experts indépendants, est cohérente avec celle de "50% à 70%" présentée, lundi, lors d'une conférence de presse par d'autres chercheurs, membres du groupe qui conseille le gouvernement britannique sur les virus respiratoires émergents, le NERVTAG.
Au niveau de la protéine Spike
Le Premier ministre du Royaume-Uni, Boris Johnson, avait évoqué dès le week-end dernier une contagiosité supérieure de 70%, et les autorités britanniques ont transmis à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) l'estimation d'une transmission accrue de 40% à 70%, sur la base de données préliminaires issus du séquençage du génome de virus prélevés à Londres et dans le sud-est du pays.
Détecté pour la première fois en septembre en Grande-Bretagne, ce variant baptisé VOC 202012/01 présente 22 mutations sur son génome. L'une en particulier, nommée N501Y, se situe au niveau de la protéine Spike (spicule) du coronavirus, une pointe à sa surface qui lui permet de s'attacher aux cellules humaines pour les pénétrer, jouant donc un rôle clé dans l'infection virale.
Un quart des nouvelles infections détectées en novembre dans les zones concernées étaient liées à ce variant début novembre, un chiffre passé à plus de 60% début décembre. Et "si la tendance actuelle se prolonge, le nouveau variant pourrait représenter 90% des cas d'ici mi-janvier", selon Nick Davies.
Les chercheurs de la LSHTM "n'ont pas pour le moment trouvé d'éléments indiquant que les individus qui contractent le nouveau variant présentent un risque accru d'hospitalisation ou de décès". Mais même à risque constant, la probable "forte augmentation" du nombre de cas provoquée par cette mutation pourrait avoir d'importantes conséquences sur le bilan de l'épidémie, estiment-ils. "L'augmentation récente du nombre d'infections" dans plusieurs régions "pourrait continuer et se propager à toutes les régions du Royaume-Uni sans mesures rapides".
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