A quand un retour à une vie « normale » ? Les prévisions de l’Institut Pasteur en fonction de la vaccination

Rubrique ouverte à tous en lecture seule.
POUR ACCEDER AUX NOMBREUX AUTRES FORUMS IL EST NECESSAIRE DE S'INSCRIRE (fonction M'enregistrer en haut à droite de l'écran).
Avatar de l’utilisateur

Auteur du sujet
Pboulanger
Administrateur
Administrateur
Messages : 8024
Inscription : 02 févr. 2010 18:41
Localisation : La Chapelle en Serval F-60520
Âge : 64
    Windows 10 Firefox
Genre :
Zodiaque :
Âge : 64

A quand un retour à une vie « normale » ? Les prévisions de l’Institut Pasteur en fonction de la vaccination

Message par Pboulanger »

Bonjour à tous,

Lu sur https://www.nouvelobs.com/vaccination-a ... ation.html
A quand un retour à une vie « normale » ? Les prévisions de l’Institut Pasteur en fonction de la vaccination 

Selon des modélisations de l’Institut Pasteur, 90 % de la population adulte devrait être vaccinée d’ici l’automne pour un relâchement total des mesures sanitaires.


Par L'Obs
Publié le 07 avril 2021 à 10h53

A quand un retour à la vie normale en France, sans gestes barrières ni couvre-feu ou masques ? Si la campagne de vaccination initiée depuis trois mois dans l’Hexagone suscite des espoirs, des modélisations publiées sur le site de l’Institut Pasteur mardi et relayées par « le Monde » ce mercredi 7 avril soulignent la nécessité d’atteindre 90 % de la population adulte vaccinée au 1er septembre pour permettre un relâchement total des mesures.
 
Dans le cas d’un taux de transmission (« R ») du virus de 4 (chaque personne infectée en contamine 4 autres), ce que les scientifiques jugent « réaliste », vacciner uniquement les personnes les plus fragiles ne devrait pas suffire, selon ces modélisations s’appuyant sur la base de vaccins réduisant de 90 % le risque de développer une forme grave de la maladie et de 80 % celui d’être infecté, et d’une contagiosité plus forte liée au variant britannique.
 
« Ces niveaux élevés s’expliquent par le fait que si seuls les adultes sont vaccinés, une épidémie importante est malgré tout attendue chez les enfants, contribuant à l’infection des parents et des grands-parents non protégés », expliquent les scientifiques derrière l’étude.
 




Dans l’hypothèse où la vaccination des enfants serait efficace, une vaccination d’entre 60 et 70 % des moins de 65 ans et de plus de 90 % pour les plus de 65 ans pourrait s’avérer suffisante.

36 % des 18-24 ans ont l’intention de se faire vacciner

L’objectif reste ambitieux alors que, selon Santé publique France, seuls 17,6 % de la population majeure ont reçu au moins une dose de vaccin en ce début avril, dont 5,9 % ayant été complètement vaccinée avec deux doses. Et selon une enquête de l’agence sanitaire, 58 % des 50-64 ans seulement ont l’intention de se faire vacciner, contre 36 % des 18-24 ans.
 
« Dans un scénario où seul un Français sur deux serait vacciné, il faudrait une réduction d’environ 40 % de la circulation du virus pour rester sous le seuil des 1 000 admissions quotidiennes à l’hôpital », explique le responsable du laboratoire de modélisation mathématique des maladies infectieuses à l’Institut Pasteur et auteur principal de l’étude Simon Cauchemez au « Monde ».

Selon ce membre du Conseil scientifique, si toutes les mesures sont relâchées, des gestes barrières à la stratégie tester-tracer-isoler, « le pic des hospitalisations pourrait être au-delà de ce qu’on a connu au printemps et à l’automne ».

La vaccination utile même quand on n’est « pas à risque »

Ainsi, des mesures devront être maintenues si 90 % des plus de 65 ans sont vaccinés mais que seuls 70 % des 18-64 ans le sont. Ces mesures devraient être toutefois moins drastiques que celles connues lors des premiers confinements, précise « le Parisien », estimant que le masque ou encore la distanciation physique devrait suffire.
 
« Un des messages forts que ces modèles permettent de faire comprendre est que même si je ne suis pas à risque, c’est utile que je me fasse vacciner pour que l’on puisse retrouver une vie normale », souligne Simon Cauchemez au quotidien.

Ces projections ne sont toutefois pas à prendre comme des « prévisions », précise-t-il, alors que les données scientifiques évoluent et que les aléas de la campagne pourraient les influencer.
 
Mardi, le Premier ministre Jean Castex a confirmé l’objectif de 10 millions de doses injectées d’ici la mi-avril, voire « dès la fin de la présente semaine ». Le gouvernement espère ainsi que 20 millions de doses auront été injectées d’ici à la mi-mai, et 30 millions d’ici mi-juin.


Si vous appréciez notre travail, merci de nous soutenir par un petit don en cliquant sur le bouton ci-après


Je fais un don de soutien à l'Association


Prenez bien soin de vous !
Amicalement,
Image

Revenir à « Informations »