Des troubles gustatifs révélateurs d’une myasthénie

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Des troubles gustatifs révélateurs d’une myasthénie

Message par Pboulanger » 11 févr. 2015 09:13

:hi:

Lu sur le site de l’institut de Myologie http://www.institut-myologie.org/ewb_pa ... t=2#result" onclick="window.open(this.href);return false;
22/01/2015 - Des troubles gustatifs révélateur d’une myasthénie : à propos d’une observation suisse
La myasthénie auto-immune est une des maladies neuromusculaires les plus fréquentes à l’âge adulte. Du fait d’un dérèglement du système immunitaire, des auto-anticorps dirigés contre un des éléments de la jonction neuromusculaire ont une action délétère avec comme conséquence des paralysies fluctuantes à fort tropisme oculaire.

Les présentations cliniques sont parfois moins typiques avec le risque, non négligeable, d’une errance diagnostique pendant plusieurs mois ou années. Le traitement repose sur l’administration régulière d’inhibiteurs de l’anticholinestérase et, le cas échéant, sur des thérapeutiques immunosuppressives. La place de la thymectomie dans l’arsenal thérapeutique reste discutée.

Dans un article publié en juillet 2014, des neurologues suisses rapportent le cas, relativement rare, d’une patiente âgée de 42 ans dont les symptômes révélateurs ont été des troubles de la gustation (dysgueusie) portant essentiellement sur le sucré et l’amer mais préservant le salé et l’acide.
Ce n’est que six semaines plus tard que l’apparition d’une diplopie a mis sur la voie d’une myasthénie puis sur celle d’un thymome.

Bien que précédemment rapporté dans la littérature, ce type d’observation reste exceptionnel.

Les auteurs font l’hypothèse que ces troubles seraient des manifestations non pas en rapport avec le dysfonctionnement primitif de la jonction neuromusculaire mais plutôt avec un mécanisme auto-immun extra-musculaire impliquant les cellules réceptrices de la gustation.

Orphanet J Rare Dis. 2014 Apr 11;9:50. doi: 10.1186/1750-1172-9-50.
Sweet taste loss in myasthenia gravis: more than a coincidence?
Chabwine JN, Tschirren MV, Zekeridou A, Landis BN, Kuntzer T.
Amicalement,
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