COVID-19 l'inquiétude d'une infirmière face aux signes de reprise de l'épidémie

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Pboulanger Prés.
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COVID-19 l'inquiétude d'une infirmière face aux signes de reprise de l'épidémie

Message par Pboulanger Prés. »

Bonjour à tous,

Lu sur https://www.francetvinfo.fr/sante/malad ... 48483.html
"S'il y avait une vague similaire à la première, cela serait encore plus difficile" : l'inquiétude d'une infirmière face aux signes de reprise de l'épidémie de Covid-19 

Face à la hausse du taux de reproduction du virus dans plusieurs régions, la crainte d'une nouvelle épidémie s'installe chez les soignants déjà marqués par la première vague. "Si la crise arrive au mois d'août ou septembre, je ne pense pas que nous soyons mieux armés" témoigne Sylvie Pécard, infirmière à l'hôpital Saint-Louis (Paris)
 
  
 franceinfo - Radio France
Mis à jour le 17/07/2020 | 23:33 - publié le
17/07/2020 | 23:33


"Nous sommes inquiets", a témoigné vendredi 17 juillet sur franceinfo Sylvie Pécard, infirmière de nuit à l'hôpital Saint-Louis, alors que les indicateurs d'une reprise de l'épidémie de coronavirus sont scrutés de près. Santé publique France a noté que le seuil d'alerte a été franchi en Mayenne, une "évolution inquiétante" en Nouvelle-Aquitaine, et des "signaux faibles de reprise" en Ile-de-France.

"Si jamais il y avait une vague similaire à la première, cela serait encore plus difficile", estime Sylvie Pécard. "Nous avons appris beaucoup de la première vague." Mais elle souligne que dans son hôpital, ils sont "en manque de personnels depuis longtemps. C'est encore majoré avec les vacances. Des gens sont partis en vacances, des lits sont fermés, des services sont en travaux. On est encore plus tendus".

Les accords du Ségur insuffisants 
 
Sylvie Pécard explique que l'ensemble de ses collègues ont "encore les stigmates de la fatigue de la première vague". Les accords du Ségur, la concertation entre les professionnels de santé et le gouvernement, ne la rassurent pas. "Ce manque de personnel ne va pas s'arranger malheureusement. Ces accords sont malheureusement bien en dessous de ce qu'on avait demandé. Au lieu de faire venir du monde, j'ai vraiment peur que les collègues, qui étaient en catégorie B infirmières, partent rapidement, parce qu'elles vont perdre la catégorie active, donc perdre le droit de partir à l'âge de 60 ans." L'infirmière craint "une hémorragie à ce niveau-là. Ce n'est pas avec 183 euros qu'on va faire revenir les gens de l'étranger. Donc j'ai peur qu'on soit encore plus en difficulté les mois qui viennent".
 
Sylvie Pécard s'inquiète de la rentrée. "Si la crise arrive au mois d'août ou septembre, je ne pense pas, malheureusement, que nous soyons mieux armés. Le seul avantage qu'on ait, si on peut appeler ça un avantage, c'est qu'on a déjà vécu la crise. Donc on en a appris. On ne sait pas encore tout sur la gestion crise, mais on en a appris beaucoup."



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