« E484K », la mutation du variant britannique qui inquiète

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« E484K », la mutation du variant britannique qui inquiète

Message par Pboulanger Prés. »

Bonjour à tous,

Lu sur https://www.nouvelobs.com/coronavirus-d ... uiete.html
« E484K », la mutation du variant britannique qui inquiète 

Le variant anglais est en train d’acquérir la mutation la plus préoccupante du variant sud-africain, qui diminuerait l’efficacité des anticorps face au Covid-19. 

Par Margaux Otter
Publié le 03 février 2021 à 12h13
Mis à jour le 03 février 2021 à 12h37
 
 
Ce n’est pas une bonne nouvelle : le variant anglais continue de muter. Dans un rapport publié le 1er février, l’agence Public Health England a mis en lumière dans le pays une mutation du variant « préoccupante », baptisée « E484K ». Cette mutation est pour l’instant présente en majorité chez les variants sud-africains et brésiliens.
 Cette modification du virus, qui diminuerait l’efficacité des anticorps et pourrait remettre en question l’efficacité du vaccin, a été repérée dans au moins onze cas de variant britannique, précise la Public Health England. La mutation serait apparue en parallèle à deux endroits différents. Plusieurs cas en Angleterre et un au pays de Galles ont d’ores et déjà été détectés.

La résistance au vaccin en question

Les chercheurs de Cambridge ont généré un « pseudovirus » reprenant les huit mutations sur la protéine Spike du variant anglais et y ont ajouté E484K. Ils l’ont ensuite exposé au plasma de 26 personnes (dont 15 de plus de 80 ans) ayant reçu une dose du vaccin Pfizer-BioNTech. Les anticorps de tous les volontaires étaient suffisants pour neutraliser la variante britannique. Mais les scientifiques ont constaté qu’il fallait près de dix fois plus d’anticorps pour neutraliser le nouveau virus que l’ancien. Ravindra Gupta, professeur de microbiologie à l’Université de Cambridge, constate :
 
« E484K augmente considérablement la quantité d’anticorps nécessaire pour prévenir l’infection des cellules. »Ainsi, de toutes les mutations connues, c’est « la plus inquiétante de toutes », expliquait mi-janvier à l’AFP le chercheur. Ces tests en laboratoire ont montré qu’il est possible que certaines personnes déjà touchées par le Covid-19 ne soient pas aussi bien immunisées contre un variant disposant d’E484K que contre une souche plus classique.

Les laboratoires Pfizer-BioNTech et Moderna ont cependant précisé que le niveau de protection donné par le vaccin était à l’origine si élevé que cela ne devrait pas poser de problème.

Ce variant du variant est « certainement plus infectieux »

Cette mutation est-elle plus contagieuse que le variant anglais ? Selon une étude, non revue par des pairs, publiée le 6 janvier, l’une des mutations du variant anglais permettait au Covid-19 de se lier aux cellules humaines 2,5 fois plus facilement. Avec la mutation E484K, le virus est 13 fois plus apte à s’accrocher à nos cellules. Daniel Duna, chercheur du CNRS au centre de physiopathologie de Toulouse Purpan. explique à « l’Obs » :
 
« Cette mutation permet un meilleur attachement de Spike sur le récepteur, donc une meilleure infection des cellules. Il est donc certainement plus infectieux et pourrait se transmettre plus rapidement. »
Pour le moment, les études de terrain montrent que le variant anglais serait 40 à 70 % plus transmissible. Une fourchette « à prendre avec des précautions, vu son grand intervalle », estime le chercheur. Pour lui, une des solutions face à cette nouvelle mutation est de « généraliser les approches de “tracer, détecter, isoler”. Les onze cas ont été placés à l’isolement très strict, ce qui a permis d’éviter la circulation de la souche. Cette stratégie est très importante pour éviter que le mutant ne se diffuse très vite. »

 
« Nous devons développer les vaccins aussi rapidement et aussi largement que possible pour réduire la transmission au niveau mondial » martèle pour sa part Ravindra Gupta. Si le mutant n’était pas neutralisé, le PDG de BioNTech avait assuré que le laboratoire serait en mesure de recréer un vaccin en seulement six semaines.


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