[FR] Ameliorer la securite du patient : un enjeu prioritaire

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[FR] Ameliorer la securite du patient : un enjeu prioritaire

Message par Pboulanger » 22 janv. 2014 15:18

:hi:

Lu sur le Webzine de l'HAS http://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_ ... rioritaire" onclick="window.open(this.href);return false;
Améliorer la sécurité du patient : un enjeu prioritaire

Lettre d'information de la HAS • n° 38 • Dossier Scope santé

Pour améliorer la qualité des soins et favoriser l’émergence d’une culture de sécurité du patient, la HAS a créé une mission qui lui est dédiée. Zoom sur ses priorités.

« En France, il survient un événement indésirable1 grave associé aux soins tous les cinq jours dans un service de trente lits », rappelle Thomas Le Ludec, directeur de l’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins à la HAS. Afin de réduire le nombre de ces événements, le ministère de la Santé a lancé un programme national pour la sécurité du patient (PNSP) en février 2013.
Pour contribuer à cette dynamique, la HAS a créé et structuré la « mission sécurité du patient » (MSP). Ses objectifs ? Renforcer et optimiser les démarches et les dispositifs déjà mis en oeuvre par la HAS dans ce domaine : accréditation des médecins exerçant une spécialité à risques, développement de solutions pour la sécurité du patient, développement du travail d’équipe à l’hôpital comme en ville, check-list bloc opératoire…
Aider les soignants à communiquer entre euxSecu patient normal

L’une des priorités de la « mission sécurité du patient » est de renforcer la communication entre professionnels de santé. « La survenue d’un événement indésirable est souvent due à une communication ou une organisation insuffisante du travail en équipe, affirme le Dr Laetitia May-Michelangeli, chef de ce nouveau service à la HAS. Pour aider les professionnels à clarifier et à structurer les informations qu’ils se transmettent, nous adaptons au système de soins français une méthode internationale qui a permis de limiter considérablement le nombre d’incidents graves. En France, elle s’appellera Saed pour “Situation, antécédents, évaluation et demande”, ou pour “Ça aide… à communiquer” ! »
Deux projets pilotes

En 2014, la HAS va faire tester cet outil, dans le cadre de deux travaux centrés sur le travail à plusieurs : l’accréditation en équipe médicale et le projet expérimental Pacte (Programme d’amélioration continue du travail en équipe).
Lancée en 2007, l’accréditation est un dispositif volontaire de gestion des risques médicaux en établissement de santé. Il est actuellement déployé sur dix-huit spécialités dites à risque (chirurgie, anesthésie-réanimation, gynécologie-obstétrique…).
Au 1er décembre 2013, 7 395 médecins sont accrédités et 1 792 engagés dans le dispositif (période probatoire d’un an avant accréditation). Leur démarche jusqu’à maintenant complètement individuelle devient possible à réaliser en équipe médicale d’une même spécialité, à partir de début 2014. Elle comportera un important volet « sécurité ».
Le projet expérimental Pacte vise à améliorer la sécurité du patient en travaillant sur différentes dimensions de l’équipe en charge du patient. L’expérimentation a pour objectif de construire et de tester des outils d’aide et d’évaluation du travail en équipe et s’étendra sur deux ans avec des équipes volontaires de quinze établissements. Le programme Pacte sera généralisé à l’horizon 2016. Il pourrait alors s’inscrire dans le dispositif de certification des établissements de santé. « Enfin, l’un des axes de travail de la mission est d’améliorer la communication entre le patient et les professionnels de santé, ce qui concourt aussi à la sécurité des patients », souligne le Dr May-Michelangeli. Pour cela, la HAS a élaboré une brochure destinée aux patients, intitulée « Oser parler avec son médecin ».
Le marquage du site chirurgical

Marquer un site à opérer consiste à le désigner par un symbole tracé sur la peau du patient, avant son entrée au bloc opératoire. Cette pratique réduit considérablement le risque d’erreur (de côté, d’organe…). Huit établissements l’expérimentent en France dans le cadre du projet international High5s, qui réunit huit pays.
« Ce programme est coordonné en France par la HAS, avec l’objectif d’une réduction pérenne et mesurable des problèmes majeurs liés à la sécurité des patients », précise le Dr Anne Broyart, chef de projet de la HAS au service développement de la certification.
Pour favoriser l’adoption du marquage, la HAS a élaboré un guide avec le Ceppral et les établissements expérimentateurs.
Ce marquage est également promu par le réseau européen Patient Safety and Quality of Care (PaSQ), que coordonne la HAS. « Il réunit jusqu’en mars 2015 une soixantaine de partenaires qui partagent des retours d’expérience et des bonnes pratiques », résume Bruno Lucet, adjoint au chef du service certification des établissements de santé.
La HAS a organisé un séminaire de travail sur ce thème en novembre 2013 et engage des actions de communication de cette pratique en 2014 pour faire évoluer la sécurité du patient au bloc opératoire.



[1] Le décret n° 2010-1408 définit un événement indésirable associé aux soins (EIAS) comme « tout incident préjudiciable à un patient hospitalisé survenu lors de la réalisation d’un acte de prévention, d’une investigation ou d’un traitement ».
Amicalement,
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